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Groupement pour la Sauvegarde du Plateau de St Georges



 

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Observations de la part du groupement

Cette section comprend les observations relatives au plan de quartier 29373-343, observations formulées par le groupement.

  1. Contexte

    Le périmètre concerné se situe pour l’essentiel en zone de développement 3 soumis à un objectif de densification de l’habitat en couronne suburbaine. Le PDQ est subdivisé par secteurs qui feront l’objet de plans localisés de quartier (PLQ). Les secteurs F et G (versant sud de la route de Saint-Georges à partir de l’avenue du Petit-Lancy en direction Jonction) se situent partiellement en zone 5 (zone villas) : ces périmètres pourront faire l’objet de dérogations dès lors qu’y sont prévus des immeubles d’intérêt public (demi-groupe scolaire).

    Le projet prévoit une zone centrale de ralliement, appelée « Croisée de Saint-Georges », sur le périmètre a4 du secteur A (versant Onex) et le périmètre E du versant « Bâtie », secteur à vocation piétonnière mais traversé par la chaussée de la route de Saint-Georges. Le programme d’habitat prévoit

    • la construction d’une tour (R+9) sur le versant Onex de la Croisée de Saint-Georges, comme une sorte de bâti de référence centrale sur la butte de Saint-Georges,
    • un complément immobiliser le long de l’avenue du Cimetière (R+5) sur le secteur E
    • puis plus loin en direction « Bâtie », le long de l’avenue du Cimetière également, la réalisation complémentaire du programme du PLQ n° 28618 de deux immeubles (R+5) l’un parallèle et l’autre perpendiculaire à l’avenue du Cimetière sur le périmètre
    • la réalisation de 3 immeubles (R+4 et attique) encore plus loin le long de l’avenue du Cimetière direction « Bâtie » au-delà du chemin du Repos (secteur C, subdivisions C1-C2-C3)
    • La réalisation de 4 immeubles en blocs parallèles d’orientation  générale ouest (R+5) sur le secteur A entre le chemin des Tattes-Brûlées et le chemin Daniel Ilhy (secteur A, subdivisions a1-a2-a3), chemins qui servent uniquement de desserte résidentielle.
    • La réalisation de 4 immeubles similaires en blocs parallèles de même orientation ouest (R+5) sur le secteur B (subdivisions b1-b2-b3-b4) entre le chemin Daniel-Ilhy et le chemin du Credo, également affecté à la desserte résidentielle et aux deux-roues, mais avec une réserve éventuelle au profit des TPG.
    • La réalisation d’un demi-groupe scolaire sur les secteurs F et G.

    Le projet de réalisation d’un EMS-relai est actuellement abandonné.

    Hormis les immeubles des périmètres a1 et b1 qui longent le chemin du Bac et qui auront une affectation mixte (artisanat, entreprises et habitat) et le groupe scolaire sus-mentionné,  le projet de réalisation du bâti est destiné à l’habitat avec un objectif de densité de 1,2.
    Une partie significative des parcelles concernées, notamment au niveau des secteurs A et B, comme au niveau des secteurs F et G, et sur le secteur C, sont aux mains des collectivités publiques et font l’objet d’échanges de nature à mettre à disposition des Autorités municipales la maîtrise parcellaire des zones F et G destinées à la construction du demi-groupe scolaire. Les parcelles appartenant à l’Association La Florimontaine ont été acquises récemment pour un projet immobilier (secteur B3) concernant un immeuble R+5 à vocation HBM à 100% selon la demande actuellement introduite par le promoteur auprès du DAEL.

    Une grande partie du projet immobilier apparaît ainsi réalisable à moyen terme. La réalisation du projet concerne ainsi l’installation progressive de quelque 500 familles sur ce quartier, soit environ 1500-2000 habitants supplémentaires (augmentation de 6 à 8 % de la population actuelle de la Ville de Lancy, soit 27'000 habitants.

    Les habitants riverains des secteurs A et B ont été consultés par le Groupement pour la Sauvegarde du Plateau de Saint-Georges au cours de l’année 2004 et ont alors exprimé leur hostilité à tout projet immobilier qui détruirait l’atmosphère de ce quartier de verdure et de tranquillité et ont exprimé, pour les propriétaires actuels et à une exception près des personnes présentes, leur projet de conserver l’habitat dont ils sont propriétaires. Les riverains des Tattes-Brûlées ont fait part des nuisances subies au cours du chantier de réalisation des immeubles de la CAP sur le versant « Cimetière » des Tattes-Brûlées et des nuisances qui persistent actuellement du fait du comportement de certains habitants de ces immeubles. Les dossiers que certains ont alors constitués n’ont pas été suivis d’effets.

    Sur le plan juridique, le PDQ peut faire l’objet d’observations, mais n’est pas opposable. Cette disposition nous paraît juridiquement problématique dès lors que ce plan établit des contraintes définitives, notamment en ce qui concerne le bâti.

  2. Déplacement

    Le projet envisagé nous semble représenter un conflit majeur entre la nécessité d’une circulation automobile de transit bidirectionnel entre région suburbaine et Ville de Genève (essentiellement le long de la route de Saint-Georges, mais aussi le long de l’avenue du Plateau – trafic de et vers La Praille - ), dessertes résidentielles, desserte du collège Florimont, et circulation piétonnière sur le périmètre central de la Croisée de Saint-Georges, notamment pour la traversée de et vers le demi-groupe scolaire des secteurs F et G par les habitants des immeubles situés au nord de la route de Saint-Georges. Ces conflits potentiels entraînent à notre sens des risques sérieux en terme de sécurité. La situation actuelle est d’ores et déjà très problématique en ce qui concerne les accès à et sorties des élèves du Collège Florimont, qui comprend désormais une n section enfantine.

    L’accroissement du trafic de desserte résidentielle accentuera inévitablement ces problèmes généraux de circulation et de parking – de nombreux habitants constatent qu’ils ne peuvent plus trouver des emplacements de parking pour leur propre voiture – et devront également faire l’objet d’une réflexion coordonnée qui fait pour l’instant défaut dans le projet présenté.

    Il nous semble qu’un passage en tranchée de la route de Saint-Georges à partir des rampes d’accès ouest (versant Pont-Butin) et est (versant Jonction) avec éventuellement rond-point en sous-sol également pour les accès des dessertes adjacentes - avenue du Petit-Lancy, avenue du Plateau et avenue du Cimetière -  offriraient une solution potentielle à ces conflits, et permettraient d’y associer des accès aux parkings souterrains qui seront nécessaires pour les immeubles du périmètre comme pour l’accès au Cimetière de Saint-Georges.

    Cette formule préserverait en outre la qualité de vie conviviale recherchée sur la zone essentiellement piétonnière de la croisée de Saint-Georges et de réaliser à ce niveau un projet immobilier intéressant, par exemple sous la forme d’un concours d’urbanisme (galeries marchandes, habitat, monuments éventuels, arborisation, circulations et parkings, etc.) susceptible de promouvoir la valorisation architecturale et urbanistique de cette zone de ralliement. Nous souhaiterions qu’un tel concours soit arbitré par l’Autorité communale sur la base des objectifs d’urbanisation émis dans son rapport de 1987 et par des représentants des habitants de ces périmètres.

  3. Habitat

    Les habitants du périmètre présents à la séance de présentation du PDQ organisée par les Autorités communales en mai 2005 ont fait connaître leur hostilité massive à la réalisation du bâti telle que prévue, en particulier en ce qui concerne les blocs d’immeubles d’orientation parallèle vers l’ouest sur les secteurs A et B et les contraintes architecturales constituées par le dessin des implantations, par la définition de gabarits, et notamment du nombre d’étages sur rez.

    En ce qui concerne l’habitat, nous demandons à nos autorités communales une intervention et une implication plus active dans ce processus d’urbanisation visant pour l’essentiel à ce que les contraintes d’un PDQ tel que celui des Marbriers se limitent à l’objectif de densification, mais que le projet architectural ne se définisse qu’au moment des PLQ de telle sorte qu’une plus grande variété de bâti (implantation, hauteurs, différences d’orientation, relief) puisse être favorisée et soumise alors aux observations et oppositions éventuelles.

    L’observation de diverses réalisations sur le territoire cantonal permet de constater que la disposition d’immeubles en blocs parallèles et d’orientation vers l’ouest expose à des chaleurs excessives dans les périodes de canicule et réduit la convivialité entre habitants. Le bâti  des immeubles avec des orientations et des gabarits divers réduit la surface des espaces verts ou des cours au sol, mais favorise cette convivialité entre habitants et permet aussi d’offrir une diversité d’orientation des appartements et un choix aux locataires potentiels. Il nous semble également souhaitable de favoriser l’accès des logements à une population diverse et représentative de la population générale, plutôt qu’à des groupes d’habitants sélectionnés (en particulier par le revenu ou la position sociale).

    Il nous semble également essentiel de préserver les arbres de hauteur supérieure à 10 m qui se trouvent actuellement sur ces divers périmètres, pour l’intérêt qu’ils ont pour la vie locale (centre de ralliement, ombre, etc.) : des PLQ pour lesquels les choix d’implantation des immeubles resteraient ouverts aux promoteurs éventuels nous semblent de ce point de vue  également souhaitables.

  4. Considérations finales

    Nous sommes fermement opposés à la réalisation du PDQ dans sa version actuelle et nous agirons de telle sorte que la réalisation future en soit autant que possible modifiée et améliorée.

    Nous prenons acte du problème que pose la situation actuellement critique du logement sur le territoire du canton de Genève. Nous considérons que les efforts doivent être répartis (ce qui est la tendance actuelle mais avec de nombreuses oppositions sur une grande partie des projets également en cours ailleurs) et nous estimons qu’une concertation constructive est essentielle à la fois pour la réalisation des objectifs légitimes et la sauvegarde de la qualité de vie locale telle que l’exprime la vox populi des habitants concernés.

    Nous demandons ainsi une révision du PDQ.